Depuis son arrivée à la tête du Department of Government Efficiency (DOGE) sous l’administration Trump en janvier 2025, Elon Musk s’est donné pour mission de transformer la bureaucratie américaine. Son dernier coup d’éclat ? Un ultimatum aux fonctionnaires fédéraux qui a secoué Washington et suscité un débat national. Cet article explore les détails de cette initiative, ses conséquences et les réactions qu’elle a provoquées, avec les informations les plus récentes au 26 février 2025.


Qu’est-ce que l’ultimatum d’Elon Musk aux fonctionnaires ?

Un courriel choc pour évaluer la productivité

Le 22 février 2025, Elon Musk a annoncé sur X l’envoi d’un courriel intitulé « Qu’avez-vous fait la semaine dernière ? » à tous les employés fédéraux américains via l’Office of Personnel Management (OPM). Objectif : demander aux fonctionnaires fédéraux de lister cinq tâches réalisées récemment, sans divulguer d’informations sensibles. L’échéance initiale ? Le lundi 24 février à minuit. En cas de non-réponse, Musk a menacé d’interpréter cela comme une démission automatique.

Soutenu par Donald Trump, qui a qualifié l’idée de « géniale », cet ultimatum visait à repérer les employés jugés peu productifs au sein des 2 millions de fonctionnaires fédéraux. Mais cette approche radicale a rapidement révélé des failles dans sa mise en œuvre.


Une opposition massive des grandes agences

Le Pentagone et le FBI en première ligne

Dès le lendemain, le 23 février, des poids lourds comme le Pentagone, le FBI, et le Département d’État ont riposté. Ces agences ont interdit à leurs employés de répondre au courriel, arguant que l’évaluation de leurs performances relevait de leurs propres processus internes. Darin Selnick, haut responsable du Pentagone, a tweeté : « Nous gérerons cela à notre manière », demandant une suspension de l’initiative.

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Ce refus, même de la part de proches de Trump, a plongé l’administration dans le chaos. Les fonctionnaires fédéraux ont reçu des consignes contradictoires, tandis que l’AFGE, principal syndicat du secteur, a promis des poursuites judiciaires contre toute rupture de contrat illégale.


Elon Musk recule sous la pression

Une échéance repoussée et des concessions

Face à la résistance, Elon Musk a ajusté sa position le 24 février au soir. Sur X, il a annoncé une prolongation de l’échéance, précisant que « quelques points convaincants » suffiraient dans les réponses. Le 25 février, l’administration Trump a clarifié que le courriel devenait volontaire, une reculade notable qui n’a pas apaisé les tensions.

Pourtant, le malaise persiste. Le même jour, 21 membres du DOGE ont démissionné, dénonçant dans une lettre ouverte une « attaque contre les services publics essentiels » et un risque pour la sécurité des données.


Contexte : une réforme administrative brutale

Réduire les coûts à tout prix

Cet ultimatum s’inscrit dans une stratégie plus large de l’administration Trump et de Musk pour réduire les dépenses publiques américaines. Depuis janvier 2025, le DOGE a imposé des mesures drastiques :

  • Suppression du télétravail ;
  • Départs volontaires massifs (75 000 employés mi-février) ;
  • Licenciements records (10 000 en une semaine).

Le contrôle du système de paiements du Trésor américain par le DOGE, gérant des billions de dollars, a également alarmé les démocrates et les syndicats, qui ont saisi la justice.

Musk défend cette croisade par une urgence économique : « Sans réduction des dépenses, les États-Unis courent à la faillite. » Mais ses méthodes soulèvent une question clé : jusqu’où peut aller cette quête d’efficacité gouvernementale ?

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Que retenir de cette crise ?

L’ultimatum d’Elon Musk aux fonctionnaires fédéraux illustre son style disruptif, déjà éprouvé chez Tesla et SpaceX, mais révèle aussi les limites d’une telle approche dans le secteur public. Entre promesses de transparence et risques de désorganisation, cette initiative divise profondément. Les semaines à venir diront si elle marque le début d’une révolution administrative ou un échec retentissant.

Et vous, que pensez-vous de cette réforme ? Partagez votre avis en commentaire !


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